Louis
Lire les récits militaires de la guerre 1939-1945 
(Textes rédigés par Paul Ducatel)

Quand le respect et la croyance disparaissent, la Nation aussi.

Saluons avec respect ceux qui au prix de leur vie se sont échappés de leur geôle pour rejoindre, ceux qui en France pouvaient se battre pour retrouver la liberté nationale, la fuite organisée par Louis Ducatel en 1940, le retrouva debout en 1944 pour la France ce pays qu'il aimait au dessus de tout.



Mariage d'Albertine le 23 Juillet 1939 à Frévent devant toute sa famille


Souvenons nous des vrais résistants comme Albertine Ducatel Née Bailleul, cette jeune femme mariée en 1939 était la cousine germaine de Louis Ducatel. Elle possédait un poste émetteur pour communiquer avec l'Angleterre, employée par le S.O.E. britannique. Elle est arrêtée par les occupants , dans le nord de la France, en été 1941. Elle est condamnée à mort avec son mari par un tribunal militaire Allemand. Elle est graciée par Hitler parce qu'enceinte , son mari également . Car à cette époque on ne tuait pas les femmes enceintes. Les peines furent commuées en détention à perpétuité dans une enceinte fortifiée en Allemagne. Elle est incarcérée avec son époux dans une prison de Haute-Silésie jusqu'au milieu 1944, son enfant étant né en cellule. Lors de l'avance Russe de 1944 les prisonnières sont transférées à Ravensbruck. Avec sa fille, de 2 ans elle rejoint ce camp de travail forcé. Son mari est lui même incarcéré à Buchenwald, où il décède en mars 1945, suite aux mauvais traitements et au typhus. Elle aura la chance d'être libérée par les Russes à la libération du camp en 1945, elle ne pesait plus que 30 Kg . C'était un humain vivant qui n'avait plus de formes, et dont les dents avaient totalement disparues. Elle a survécu avec sa fille devenue pupille de la Nation . Voilà une véritable histoire de résistance, mais elle n'a jamais été considérée par la reconnaissance Nationale auquel son héroïsme lui donnait droit. Il est évident que voilà une vraie figure de résistante. Elle à malgré tout été nommée capitaine de réserve , elle a aussi été décorée de hautes distinctions, sa fille ayant eu De Gaulle pour parrain. Mais son anticommunisme et son gaullisme hésitant la laissera ignorée des grands événements médiatisés de l'après Libération . La place sera laissée à ceux qui de près ou de loin avaient l'aval des communistes et des gaullistes. Ils seront encensés par tous les thuriféraires des pouvoirs en place, et agissants.

 

Affiche montrant le courage de ceux qui s'évadent
Affiche anglaise magnifiant l'action de la Résistance


Quand les hommes ne pensent plus qu'a leur gloire, ils doivent être oubliés car la Nation doit être servie d'abord.

Je vais dans cette page évoquer l'histoire d'un beau régiment Français ainsi que l'histoire d'un capitaine, Louis Ducatel commandant la C.H.R du 1er Régiment d'infanterie cantonné à Remaugies dans la Somme attendait le choc Allemand, dès le 10 mai 1940 au petit jour le régiment prend la route vers la Belgique pour occuper les positions prévues, le 13 au matin les Stukas près de Valenciennes détruisent la voiture du capitaine, il est blessé ,il est évacué dans une ambulance, celle ci est attaquée par des avions allemands, une balle passe entre ses jambes et tue l'homme de la couchette inférieure, il est soigné dans un hôpital de campagne , il est évacué le lendemain vers Bagnoles de l'Orne en train sanitaire, il est mis aux soins dans l'hôtel des Thermes transformé en hôpital de soins intensifs, après quinze jours de soins et une courte permission il rejoint les débris du 1er régiment d'infanterie, qui débarquait à Ouistreham retour de Dunkerque où il avait perdu 65% de son effectif ,il ne restait plus de colonel, un seul commandant et quelques capitaines, Louis est désigné pour prendre le commandement des restes du 1er Bataillon, les quelques armes qui restaient étaient uniquement des armes portés par les hommes, aucune armes anti-char, aucun moyen de locomotion, ce débris d'unité accompagné du reste de la 1ère Division d'Infanterie Motorisée se retrouve prêt à barrer la route de Cherbourg vers lequel marchait la Division Rommel devant l'inégalité du combat le Genéral de Camas décida de passer avec armes et bagages entre les unités allemandes qui avançaient vers la grande ville du Cotentin, après avoir franchi les lignes allemandes l'unité de Louis Ducatel, s'installa sur une hauteur près de Sourdeval , pour attendre une éventuelle contre attaque Française, en vain . Il paraissait absurde de résister devant la terrible débâcle qui atteignait l'armée française, mais ces courageux soldats étaient prêts a faire face. 

Cette situation était la même le 25 juin 1940, devant l'Armistice qui obligerait les troupes encerclées a capituler, Louis Ducatel préféra détruire ses armes qui furent jetées au fond de la rivière sans les culasses, les munitions noyées, il démobilise ses hommes et décide avec ses officiers au nombre de trois de rejoindre leur lieu d'habitation Paris, s'étant mis en civils , gardant leur pistolet, ils prennent la route vers la Capitale, lors d'un contrôle routier sur un pont à Caen ils sont démasqués par les Allemands et incarcérés à la caserne Claude Decamp en ville, ils se retrouvèrent des milliers, attendant de connaître leur sort. Intégrés avec ceux qui s'étaient rendus, il commande un millier d' hommes , leur propose de s'évader , ce que très peu acceptent, mais lors d'un contrôle du nombre des détenus les Allemands constatent les départs, aussitôt les officiers sont retirés du commandement des prisonniers. Ils sont transférés à l'hôtel des Thermes de Bagnoles de l'Orne transformé en Oflag, d'où il était impossible de s'enfuir, barbelés , sentinelles nerveuses, appels fréquents, surveillance étroite, comme Louis Ducatel avait juré de s'évader et de ne pas aller en Allemagne, il essaya 12 fois sans succès, tout étant essayé, le tonneau de cidre, passer sous les barbelés, etc. Enfin le 9 septembre 1940 à lieu le départ pour l'Allemagne, après un essai dans la gare de Couterne, en se cachant sous un pont roulant, infructueux, ils montent dans le train pour l'Allemagne, s'étaient des anciens wagons avec une porte de chaque coté du compartiment les gardes allemands étant de chaque bout de chaque wagon , une mitrailleuse était installée à la fin du convoi. Dans une courbe près du Mans où le train devait ralentir, il décida de sauter vers l'extérieur de la courbe pour être moins vu du dernier wagon, le saut réussi et il couru à perdre haleine, le train stoppa, les allemands le serrent de près mais un fossé, mis une fin définitive à cette poursuite, ayant acheté des effets civils, il se trouva à 3 heures de l'après midi prenant le train pour Paris, sur un quai, où se trouvait en face le train de prisonniers qu'il venait de quitter gardé par les soldats allemands , il salua ses camarades gardés et s'enfuit, non reconnu par les Allemands, et il gagna son compartiment , pour se retrouver le soir a Paris. 




Quand le Héros ne pense qu'à être reconnu, il a inévitablement une tare à cacher ; le vrai héros est humble.

Il a la chance de retrouver du travail avec les débris de son entreprise pour la Lyonnaise des Eaux, l'année 1941 se passe sans grands problèmes, hors l'alimentation des civils et les bombardements anglais. Il n'avait eu qu'un seul obstacle les Allemands l'avaient pris pour remettre en service le réseau d'eau de Watten dans le Nord, réseau qu'il avait construit en 1934. Les Allemands soupçonnent sa double identité, mais firent semblant de l'ignorer ce qui lui permit sa tâche terminée de reprendre son activité,avec l'E.M.C. 1942 arrive ayant divorcé et changé de domicile, il se retrouva voisin de Lucien Rebatet, le pamphlétaire de la Collaboration. Leur amitié devient solide et plusieurs fois Lucien lui sauve la mise lors d'arrestations par la police Allemande, pour des peccadilles. Jamais ils n'ont soupçonné son appartenance à la résistance. Il exécute encore en 1942 des travaux pour la Lyonnaise surtout dans la région d'Andernos , où la proximité du mur de l'Atlantique lui permet de renseigner son réseau, qui transmet à Londres ses observations. Ne pouvant plus travailler, excepté pour les Allemands ce qu'il ne voulait pas de son plein gré,il dissout sa société et ouvre un salon de bridge à Paris dans le 16 éme Arrdt. Sa seule préoccupation visible provenant du fisc qui au mépris de sa clandestinité, lui réclamait d'importantes sommes d'argent. Cette vie oisive lui permettait dans le salon de jeux de conduire de nombreuses personnes de la résistance à se rencontrer. Il devenait ainsi un carrefour de renseignement prisés par ses amis de la clandestinité Il décide en accord avec Barthe de créer en forêt près de Montbéliard d'organiser un Maquis sous prétexte de coupes de bois de chauffage dans une parcelle qu'il avait achetée. Ayant reçu de nouveaux ordres il rentre alors à Paris juste avant le débarquement de Normandie attendant de nouvelles responsabilités qu'il assumera lors de la Libération de Paris, où les hommes de « Kleber » seront présents dès le premier jour, pour ne pas laisser la place aux seuls gaullistes !



Fausse identité de Louis Ducatel prisonnier évadé en 1941


Elévation au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur de Louis DUCATEL au titre de ses faits de résistance.
( 8/4/1947)

Le débarquement du 6 juin annonçait la libération, car les Allemands épuisés par les durs combats de Russie ne pouvaient pas s'opposer aux grands assauts Anglo saxons. Ceux-ci caracolaient vers une inévitable victoire, lorsque les communistes de Paris sans tenir les gaullistes au courant décident de créer la révolte de Paris. Aussitôt l'armée secrète du colonel Lizé de Marguerite emboîte le pas , occupe l'Institut de France. Louis Ducatel est alors affecté à la Préfecture de police le 19 août 1944 avec mission de devenir l'adjoint militaire du commandant Massiet-Dufresne nommé chef d'état major des F.F.I de la Seine. Dès les premiers jours l'esprit de résistance qui animait les combattants en majorité des gardiens de la paix parisiens à tendance communiste, les Gaullistes pris de vitesse occupent à leur tour l'Hotel de Ville de Paris aidés par leurs maigres troupe. Le préfet Luizet , homme de De Gaulle, gagne l'Hotel de Ville pour y installer le pouvoir Gaulliste. Les hommes de Lizé installés de l'autre côté de la Seine ne sont jamais mentionnés par les auteurs ayant écrit sur la Libération de Paris. ? Les escarmouches se produisent entre les divers groupes de combats et les forces Allemandes fort disséminées aux quatres coin de Paris, hors des points d'appuis fortement défendus des 2 côtés de la Seine, la circulation s'organisait tant bien que mal entre ces points fortifiés. Des barricades étaient mises en place sur toutes les grandes artères de Paris. Ces modestes empêchements à la circulation étaient tenus par des forces hétéroclites ne dépendant que d'un chef qui s'était arrogé le droit de commander la barricade. Il fallait donc essayer de lier un certain front uni pour résister aux éventuelles contre-attaques Allemandes. C'est à cette tache, aidé d'une bicyclette, que Louis Ducatel s'attache immédiatement, accueilli sans entrain dans certains endroits. Il doit souvent user d'autorité pour obtenir un semblant de respect. Les chefs communistes faisaient ce qu'il fallait pour que les lieux tenus par leurs hommes soient fidèles à leurs ordres exclusivement. Lorsque la trêve est proclamée entre Von Choltiz et les chefs de la résistance, les combats devront cesser. La disparité des forces de la résistance faisait que la trêve n'était pas respectée par les troupes inorganisées des parisiens. Mais les engagements étaient de pure forme même pendant l'arrêt des combats de la trêve. Elle est rompue le 22 août. Dès lors les hostilités reprennent avec acuité, la Préfecture de Police monte plusieurs coups de mains, contre les forces Allemandes passant à portée de ce pivot de la résistance. Le colonel Lizé, installé à l'Institut désirait que ses propres forces accomplissent un exploit avant l'arrivée des forces régulières françaises commandées par Leclerc. Il donne l'ordre à Louis Ducatel de susciter un événement où il pourrait avec ses hommes créer un exploit, ce qui est accompli le 24 août .



Citation du 9 DÉCEMBRE 1944 signée Koenig concernant l'attaque du Char

Dans l'après midi , par l'immobilisation définitive d'un Tigre de 60 tonnes à l'angle du pont du Carrousel, près des guichets du Louvre. 3 soldats dont un sous officier sont gravement blessés lors de l'engagement, relaté par le « Parisien Libéré » après la Libération définitive de Paris. Le 24 août au soir les troupes régulières françaises pénètrent dans Paris suivi le 25 août du gros de la division Leclerc. Von Choltiz se rend le même jour aux troupes françaises . Les communistes ayant aussi signé l'Armistice au grand dam de De Gaulle, les combats de Paris étaient terminés, lorsque les forces américaines défilent dans la capitale de la France. Lorsque Ducatel voit que de 3 500 le 19 août , les F.F.I étaient passés à 72 000, il se sentit de trop et comme un héros il quitta son commandement pour la vie civile, le 30/9/1944. (Ces faits authentiques signalés à H.Amouroux, n'ont donné aucune transcription du grand auteur.


Ordre de mission donné à Louis Ducatel


L'humble Héros est d'autant plus grand qu'il est ignoré des médias affamés de ridicule et de mensonges.
 


Après l'intermède de la Libération de Paris, Louis Ducatel presque ruiné, décide de rouvrir E.M.C, pour ce faire, il prend des travaux de reconstruction pour la S.N.C.F, dans le Nord de la France. La vie s'écoule difficilement tellement les transports étaient impossibles, tous les ponts de chemin de fer détruits, rendaient hypothétique un voyage jusqu'à Tergnier, où l'entreprise travaillait. La fin de l'année apporte une surprise, il reçoit un ordre de mobilisation, comme commandant de réserve au 110 éme régiment d'infanterie commandé par le colonel Raymond, ancien de l'armée d'Afrique. Ce régiment, issu de la région du Nord, servait depuis 3 mois à boucler la poche de Dunkerque où s'étaient enfermés plusieurs dizaines de milliers d'Allemands, qui devaient attendre une contre attaque, pour sortir en force. Cette unité composé de F.F.I du Nord , avait pour chefs F.F.I. ces petits responsables de groupes de résistance qui s'étaient affublés de titres ronflants sans droit à les porter. Tous ces officiers de pacotille furent ramenés à des grades plus en conformité avec leurs capacités et leurs titres.

Avance en Allemagne du 110eme
Entrainement des soldats du 110eme

Ceci ne préjugeait en rien leur valeur et leur courage, il fallait donc rappeler de véritables officiers de réserve pour commander ces hommes au grand patriotisme, issus de cette province tellement martyrisée par les bombardements anglo-américains. En conséquence, Louis prend le commandement du 1 er bataillon du 110 ème, et le bouclage de la poche devient important compte tenu de la contre-attaque allemande dans les Ardennes où les américains partaient comme des lapins devant la furia de l'attaque. Ce brave régiment et ses compagnons du 1er et du 43è, se tenaient coude à coude devant l'éventuelle poussée des assiégés. Il est important de signaler la pauvreté de l'armement de ces unités, où aucune intendance n'avait veillé à leur équipement. Il y a des photos des officiers en pardessus civils, les galons cousus sur la manche et chaussés de sabots, remplis de paille pour résister au froid intense de ces région. L'armement proprement dit provenait des prises sur les allemands, les mitrailleuses MG42,des fusils Mauser, les munitions comptées, l'approvisionnement difficile les moyens auto presque inexistants. Cette situation perdure jusqu'en février 1945. A cette date, le régiment est regroupé à l'arrière, près de Nérondes dans le Cher, pour être réarmé d'une façon moderne. Les hommes habillés à l'américaine, des véhicules français leur sont donnés en dotation, des Jeeps, des armes américaines et françaises. Début avril cette unité est prête au combat , elle passe alors devant les troupes d'Afrique épuisées par la campagne de France et fonce à travers l'Allemagne, fait de nombreux prisonniers. Enfin elle termine sa course victorieuse à Ehingen sur le Danube. Elle est honorée de l'écusson Rhin et Danube, emblème de la 1ère armée Française, elle était rattaché à la division du Général de Monsabert.


Carte de l'avance maximum des Français

Le 110éme régiment installé dans une occupation sans faiblesses, voit les Allemands s'occuper de satisfaire du mieux qu'ils pouvaient les désirs de l'occupant. Lequel réquisitionnait comme en France pendant l'occupation allemande, tous les objets, bicyclettes, poste de radio. La place principale voyait un mât où chaque jour étaient hissées les couleurs, devant les allemands regardant chapeau bas s'ils étaient présents. Pendant ce temps les troupes peaufinaient leur entraînement dans l'éventualité d'une reprise du conflit. Les Russes n'étaient pas loin et personne ne savait leurs véritables intentions, il fallait rester vigilant.



De Gaulle saluant les drapeaux de l'Infanterie 18/6

Le régiment stationné en Allemagne était relativement bien vu par la population occupée. Louis Ducatel est nommé par l'autorité française KREISLEITER de Ehingen, il apporta tous ses soins à gérer avec justesse le peuple occupé dans cette région relativement oubliée par les bombardements Alliés. La chasse aux nazis est organisée par des unités spéciales qui poursuivent avec une grande ardeur les anciens tenants du régime. Il en est de même pour les éventuels savants cachés au milieu de la population civile, s'ils sont débusqués, ils sont embauchés au service de la France. Le grand événement de la fin de la guerre a lieu lorsque une délégation du régiment se rend à Paris pour participer au grand défilé de la victoire le 18 juin 1945 . A ce moment, le 110ème était commandé par le colonel LORILLOT( futur généralissime de l'armée en 1958). Cette grande fête se déroule par un défilé aux Champs-Elysées, après une revue à la Nation, les représentants de tous les régiments de la nouvelle armée française défilent martialement devant la foule en délire, heureuse de saluer son armée renaissante et victorieuse


 
Louis Ducatel en costume de DUCSON à EHINGEN 9/6/1945


Le professeur DUCSON est le nom employé par Louis DUCATEL

L'entreprise E.M.C.qui avait continué à vivre dirigée par l' adjoint de Louis, Pierre Castet retrouvait son véritable animateur, qui reprenait les leviers de la direction de cette modeste entreprise. Dont la plus grande gloire était de ne pas avoir travaillé pour les Allemands, ce que peu pouvaient dire. Alors le doigt du destin tombe sur Louis Ducatel , qui est choisi par le parti radical et radical socialiste pour le représenter sur la liste d'union de la gauche au Conseil Général de la Seine dans la circonscription du canton de Sceaux. La liste était dirigée par Georges Marrane grand chef communiste de la Seine . Cette liste était composée de communistes , socialistes et 2 radicaux. Elle est presque plébiscitée avec plus de 200 000 votes sur 300 000 votants. De ce fait sans rien avoir cherché LOUIS DUCATEL était élu au Conseil Général de la Seine . Grâce à ses titres militaires et à sa fidélité à ses amis politiques, qu'il avait toujours soutenus même pendant les jours les plus sombres. Toute sa vie politique, il resta férocement républicain et démo-crate de progrès, défenseur acharné de toutes les libertés républicaines, ne pouvant accepter les reniements de la France. C'est pour cette raison qu'il sera candidat à la Présidence de la République Française en 1969 pour dénoncer les errements de la Cinquième République et le mauvais chemin pavé d'ornières dans lequel le pays s'enfonçait, si le peuple ne faisait pas appel à lui. Il ne sut gagner , mais son combat politique n'a pas été vain car sur certains points beaucoup d'hommes de pouvoir ont rejoint ses idées . Il laissera dans l'Histoire de France , l'image d'un homme honnête et pur, non reconnu par les médias, malgré sa valeur et ses titres.